Blanquette de tofu


... aux accents exotiques !


Je vous avais prévenu, je revisite mes classiques ! Je joue avec mes ingrédients et végétalise une nouvelle fois un petit plat dont je m'étais privée depuis bien trop longtemps alors qu'il était ma madeleine de Proust il y a encore quelques années. 
Maman, peut-être vais-je détrôner ta recette de lotte à l'américaine dont je raffole si je parviens à trouver par quoi je peux la remplacer ! T'imagines ça ?! Pour toutes suggestions, je suis à l'écoute ami(e)s végétariens. Les commentaires en-bas n'attendent que vous. Et moi, eux ! 
C'est vrai ça, ce qui fait le succès d'un plat mijoté est bel et bien la réussite de sa sauce. La texture doit être parfaite, épaisse, enrobante, parfumée. Elle doit titiller le dégustateur et sa tranche de pain posée soigneusement sur le coin du set de table ! Ce que j'aimais dans la lotte à l'américaine de Maman et initialement de Mamie ( la recette ici -pour celles et ceux qui rejoignent récemment les aventures du blog, je n'ai pas toujours été végétalienne ), c'était évidemment et avant tout sa sauce épaisse à la tomate, épicée voire piquante parfois et subtilement flambée. Ainsi et bien que je ne mange plus de poisson ( bizarrement, ça ne me manque pas, je le craignais pourtant au départ, autant la viande, pas du tout, facile, elle me dégoute ... encore plus en Russie ! ), j'aimerais vraiment proposer une version végétale de ce plat de mon enfance que j'affectionne tant. Vous m'aideriez, dites ? Par quelle sauce je peux remplacer le fumet de poisson, la sauce de poisson, etc ... la texture du poisson, je m'en moque un peu, je ne cherche pas à " faire comme si ". Les " expert(e)s comprendront ce que je veux dire par là ;-) Bref. Je vous remercierais en commentaires !

Bon, on s'égare, on s'égare encore une fois. A croire que je n'ai pas de vie sociale tellement je bavarde ici ! ( J'en ai une en fait, petite il est vrai depuis que je suis russe mais existante tout de même -j'ai d'ailleurs un déjeuner dans moins d'une heure et Minipouce à récupérer à l'école dans la foulée, faudrait que je vous épargne les détails et que je me concentre sur l'essentiel- ) La recette donc. Très simple à réaliser. Délicieuse à manger. Que dire de plus ?

Je vous donne la liste sans plus tarder !


La recette
( pour 4 à 6 personnes )

■ 500g de tofu ferme nature ■ 250g à 300g de champignons de Paris ■ 2 carottes ■ 1 oignon jaune ■ 1 càc d'huile de coco ■ 3 tiges de thym ■ 10g de bouillon de légumes ( rappelez-vous, le mien n'est pas en cubes ! ) ■ 1 càc de gingembre moulu ■ 1 tige de citronnelle ■ 40 à 50cl de liquide ( 3/4 vin blanc sec, 1/4 eau pour moi mais possible de faire moitié/moitié ) ■ 4 à 5 càs de lait de coco ■ 10 à 15cl de crème de soja (possibilité de remplacer par la quantité totale en crème de coco ) ■ 2 càs de fécule de maïs ( ou pomme de terre ou de riz précuite ) ■ 1 grosse càs de moutarde à l'ancienne ■ Sel & poivre au goût ■ le jus d'1/2 citron vert + quelques zestes râpés ( pour servir ) 


Le déroulement

 Laissez mariner le tofu préalablement découpé en petits dés dans le lait de coco.
Filmez et réfrigérez.

 Préparez le bouillon avec la poudre ( ou le cube ) ainsi que la citronnelle détaillée en fins tronçons et les tiges de thym.

 A feu doux, faites fondre l'huile de coco.
Cette huile est fragile et ne supporte pas très bien la cuisson en ce sens où elle perd toutes ou quasi de ses propriétés nutritionnelles pourtant si prisées. Son arôme étant si puissant et intéressant ici, je n'ai pu résister. Mais ...
Ajoutez l'oignon préalablement épluché et tranché en fines lamelles. Laissez-le suer quelques minutes en remuant régulièrement et ajoutez les champignons préalablement préparés et tranchés finement.

 Ajoutez les carottes en rondelles et poursuivez la cuisson à feu doux 5 à 10 min.
Surveillez que les légumes n'accrochent pas.

 Dans une autre poêle, faites revenir le tofu que vous aurez soigneusement égoutté de sa marinade au coco. Ne jetez pas le lait bien entendu !

 Déglacez les légumes avec le vin blanc.
Mélangez. Ajoutez le gingembre moulu. Assaisonnez a votre convenance.

 Versez le bouillon.
Laissez mijoter à feu doux et à couvert 20 min environ.

 Délayez la fécule de maïs avec du bouillon de cuisson que vous aurez prélevé dans la cocotte.
Ajoutez la moutarde, le lait de coco de la marinade ainsi que la crème de soja.
Mélangez intimement. La sauce doit être homogène.

 Incorporez-la avec le tofu.
Poursuivez la cuisson encore quelques minutes.

 Servez avec un filet de jus de citron vert et quelques zestes fraichement râpés.

 N'oubliez pas d'ôter la citronnelle et le thym !

Ayant photographié mon plat très rapidement avant que mes invités n'arrivent, point de zestes sur le plat. Je l'ai néanmoins servie ainsi.

Le lait de coco est en Russie très fade. Je généralise peut-être mais les 2 différentes marques que j'ai pu essayer jusqu'alors ne me satisfont que peu à la cuisson. En version crue par contre, je découvre tout l'arôme contenu dans ma boîte. Etrange. Amis russes, vous confirmez ? De fait, ma version, tout à fait honorable en matière de texture et de saveurs m'a quelque peu déçue quant au coco. Heureusement, l'huile de coco est parfaite et a relevé à elle-seule le plat de toute la saveur subtile de ce fruit magique.


Mes invités ont apprécié. Mon amoureux et moi étions très étonnés de constater à quel point cette blanquette végétale était parfumée et trop bonne, que demander de plus ?! Comme quoi, ce n'est pas la viande qui donne du goût à un plat ! Et toc, dans les dents des puristes encore une fois ;-) Je taquine mais c'est tellement vrai. 
Mon petit mari avait pour habitude de réaliser la version originale ( recette ici, je trouve que les photos montrent d'ailleurs très bien à quel point la sauce est épaisse et enrobante dans la version végétale -presque davantage d'ailleurs que dans la version à la viande ! et pourtant la viande n'y est pour rien- ), je me suis attaquée à la version au tofu ! J'ai bien envie de refaire un bourguignon aussi, tiens ;-)
Sur ce, je vous quitte, je suis définitivement inmaitrisable sur ce blog !

A très bientôt et n'oubliez pas de cliquez en haut à droite jusqu'au 25 octobre **


Seitan façon Stroganov


Je végétalise,
Tu végétalises,
Il végétalise,
.
.
.
On végétalise ensemble ?!

Je reconnais que ma rubrique " In Russia " pourrait ne pas forcément avoir tout son intérêt sur le blog dans la mesure où je ne l'alimente pas ou très peu. Ce n'est pas faute d'avoir envie de végétaliser tout un tas de plats et notamment des desserts. Oui ! Oui ! Des desserts. Vous avez bien lu. Cependant, je suis une grande fainéante ces derniers temps et fais très peu marcher ma matière grise.

Ma créativité au repos, je m'attarde sur les basiques, à commencer par le строганов. 

Il se trouve que par le plus grand des hasards je réside non loin du Palais Stroganov, se situant sur la Perspective Nevsky à St-Pétersbourg, mondialement ( comment ça vous ne connaissez pas ? ) connue comme étant les Champs Elysées russes. Bon. Je stoppe toutes polémiques mais ne rêvez pas trop si vous venez ici en espérant côtoyer la crème pétersbourgeoise et marcher sur un gigantesque boulevard bling-bling. Vous seriez déçus, je pense. 
Attention, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit. La Nevsky est tout de même l'artère principale de la ville et le point névralgique de la vie culturelle ( nombreux édifices -la Cathédrale Notre-Dame-de-Kazan, l'église arménienne, l'église Ste-Catherine, le monument à Catherine-la-Grande notamment-, palais -le Palais Anitchkov mais aussi donc Stroganov au numéro 17 et quelques autres je crois-, galeries marchandes - Le passage et Gostiny Dvor notamment-, la Bibliothèque nationale russe, la maison du livre ainsi que le célèbre magasin Elisseeff ) et nocturne. Elle possède un tas de banques et de nombreux commerces en tous genres. Elle est très attractive et jolie du point de vue architecturale, notamment l'hiver lorsque la ville est blanche et que les couleurs, certes palichonnent parfois ( manque d'entretien sur beaucoup de bâtiments et façades ), s'imposent et font oublier le reste de la ville souvent décrit de bien gris et sombre.

Pour en revenir au Palais Stroganov ( éponyme - l'actuel ayant été reconstruit à l'emplacement d'un de ceux de la famille portant le même nom et appartient aujourd'hui au Musée russe ) et surtout à mon plat, il semble selon la légende et les écrits du moment, que le nom attribué à ce plat de boeuf soit originairement celui porté par son cuisinier ( qui plus est français - cuisinier de Pavel Alexandrovitch Stroganov ) ou peut-être même celui de l'un des membres de la richissime famille russe Stroganov ayant régné au sein des mondes industriels, banquiers et commerciaux notamment au cours de ces cinq derniers siècles, soit depuis le début du 16è. Ce qui semble être plus plausible mais aucune source sure ne l'atteste. 
Si puissante donc cette famille qu'un plat porterait peut-être même son nom ?! Suis certaine que j'aurais beaucoup moins de succès avec un plat à l'effigie du mien ! Passons ;-) 
Ceci étant dit, la recette varie de famille en famille et donc de cuisinière en cuisinière. Elle était à l'origine simplement composée de boeuf et d'une sauce crémeuse moutardée. Aujourd'hui, oignons, champignons, tomates en concentré, pommes de terre et moutarde rivalisent entre eux pour offrir un stroganov complet et savoureux. Ainsi, inutile de chercher un accompagnement, le plat est tout à fat complet ainsi. J'ai pour ma part naturellement écarté la viande de boeuf pour offrir à mes convives d'un soir l'opportunité de découvrir un vrai-faux stroganov ! Même pas peur d'inviter une moscovite à ma table et lui présenter un seitan -homemade a fortiori- façon stroganov ... après un bol de bortsch sans viande non plus ! ;-) Et vous savez quoi ? Et ben, je les ai bluffé mes invités ! Enfin je crois ;-) Si vous me lisez les invités, confortez-moi dans mes propos svp ! En clair, j'ai cuisiné russe à des russes et ils ont aimé adoré mes petits plats. Trop chouette ! Pas peu fière Miss petits repas entre amis !

Assez papoté encore aujourd'hui, je vous cède la recette. Vous l'avez bien mérité.


La recette
( pour 4 à 6 personnes )

400g de seitan ( recette ici > j'ai omis volontairement les épices en l'espèce et n'ai conservé que le concentré de tomates, la levure maltée, l'ail et ajouté une belle cuillère de paprika ) ■ 1 bel oignon jaune ■ 350g de champignons de Paris frais ■ 2 petites pomme de terre ■ 5 tomates cerises ■ 2 carottes ■ 3 càc de paprika moulu ■ 10g de bouillon de légume soluble ■ 1 pincée de sucre complet ( facultative ) ■ 1 càc de sel marin ■ 2 càs de pâte de tomate ■ 20cl de vin blanc sec ■ 10cl d'eau ■ 15 à 20cl cl de crème d'avoine ( ou soja ) ■ 2 càc de moutarde à l'ancienne ■ 5 gouttes d'HE de persil ■ 3 brins de persil frais ( pour servir ) ■ Poivre du moulin au goût


Le déroulement

1} Préparez le seitan la veille est souhaitable si vous devez réaliser la recette sur la journée et pour le repas à venir. 
La recette est sur le blog, par ici.

2} Préparer les légumes, les éplucher, les laver, les tailler et les couper soigneusement en petites lamelles les champignons ainsi que l'oignon et en dés les carottes et pommes de terres, les tomates en 4. Réservez.

3} Découpez en gros cubes le seitan puis poêlez-le quelques instants dans un filet d'huile végétale.
Réservez.

4} Faites suer l'oignon dans un peu d'huile également à feu moyen durant quelques minutes. Ne laissez pas colorer mais simplement cuire. Les lamelles doivent être translucides. Assaisonnez en paprika.

5} Ajoutez les carottes et les pommes de terre.
Baissez le feu et mélangez régulièrement durant quelques minutes.
Attention à bien veiller la cuisson, les ingrédients ne doivent pas accrocher à la cocotte.

6} Ajoutez les champignons ainsi que le bouillon de légume en poudre.
Continuez de remuez et poursuivez la cuisson 1 à 2 minutes.

7} Versez le vin blanc et l'eau.
A feu doux, laissez mijoter 20 min environ à couvert.

8} Incorporez les cubes de seitan et les tomates en quartiers.
Remuez.

9} Délayez la pâte de tomate dans la crème d'avoine et un peu de sauce de cuisson. 
Ajoutez la moutarde ainsi que l'HE de persil et versez le tout dans la cocotte.

10} Poursuivez la cuisson encore une grosse dizaine de minutes à feu doux et à couvert.

11} Servez avec quelques peluches de persil.

Le plat est encore meilleur le lendemain et encore davantage le sur-lendemain.
J'utilise ici l'HE de persil afin de ne pas gâcher la couleur du plat avec du persil cuit mais son utilisation est tout à fait facultative. Selon les ingrédients utilisés et la quantité à adapter, je vous laisse le soin d'ajuster au mieux les quantités de liquides ( vin blanc et eau ). Il en va de même avec la crème. Libre à vous d'en ajouter ou d'en soustraire selon la texture qui vous convient le mieux.

Pour les plus gourmands, servez avec des tagliatelles fraiches ( maison j'imagine que c'est encore meilleur -toujours pas essayé !- ) ou des pommes de terre si vous n'en avez pas incorporé dans le plat.


Je crois avoir dit beaucoup de choses en introduction, non ? Place au silence et à la dégustation maintenant ;-)

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Porridge quinoa~betterave à la grenadine


Le sirop de grenadine était peut-être l'un de mes favoris lorsque j'étais petit fille.
Ce matin, j'ai eu envie d'un bol rose. Un vrai bol de fille, quoi !

A travers mon ciel tout gris, j'ai pensé que le rose serait parfait pour égayer ma matinée.
L'automne s'installe jour après jour mais la gaieté apportée par mon rendez-vous quotidien favori chasse immédiatement les pensées les plus négatives. Un tout petit rien pour un moment serein et délicat.

J'aime les matins où règnent silence, calme et volupté.

Un rayon de soleil s'immisce entre mon joli bol et moi. Une lumière discrète, blafarde, légère mais intense tente d'ensoleiller St-Pétersbourg ce matin. Elle résiste un temps. L'épais manteau nuageux ne lui laisse que peu de chance. Elle sera vaincue quelques minutes après.

J'aime les matins où règnent mystère, magie et abandon.

Précieuse dans nombre de pays du Nord proches du cercle polaire, la lumière est un vrai joyau. Je sais qu'elle s'affaiblit de jour en jour. Je sais qu'elle disparaitra bientôt complètement et laissera la ville dans le noir le plus profond. Ou presque. Je lève les yeux et regarde. Je me surprends ces derniers jours à observer. Plus qu'à l'accoutumée. Je tente de photographier les instants, les détails, le fil des jours. 
Je remercie ce faisceau magique qui a transpercé mon nid douillet ce matin et m'a permis de laisser mon esprit vagabonder quelques instants.

J'aime les matins où les rêves se poursuivent éveillée.


La recette
( pour un gros bol )

50g de quinoa arc-en-ciel ( rouge et blanc ) ■ 2 càs de graines de chia ■ 2 càs de flocons de riz toastés ■ 1/2 petite betterave ( cuite ici ) ■ 100g de lait de riz ■ 2 càs de jus de grenade ■ 1 grosse càs de purée d'amandes blanches ■ 1 pincée de sel ( facultative ) ■ 1/2 càc de cardamome moulue

Pour servir : 
■ 1 belle poignée de grains de grenade fraiche ■ 4/5 amandes concassées ■ 1 yaourt de soja aux fruits rouges

Le déroulement

1} Faites cuire le quinoa dans 2 fois son volume de lait environ 10 min à feu doux ( et à couvert après les premiers frémissements d'ébullition ).

2} Eteignez le feu et ajoutez les graines de chia, les flocons de riz ainsi que les morceaux de betterave réduits préalablement en purée.
Couvrez et laissez gonfler quelques minutes.

3} Pelez et égrainez la grenade.
Réservez une belle poignée pour accompagner le porridge.

4} Versez le jus de grenade sur le porridge. 
Ajoutez la purée d'amande et mélangez intimement.
Sucrez à votre convenance et saupoudrez de cardamome.

5} Servez avec tout plein de grenade ( j'adore quand ça croque ! ), quelques amandes par exemple et un yaourt de soja aux fruits rouges ;-)


L'idée de débuter la journée par un bol de quinoa m'effleurait l'esprit depuis quelques temps. Convaincue par une recette aperçue sur la toile, je me suis lancée ce matin. J'aime quand ça croustille sous la dent, que les textures se mêlent et que la gourmandise soit au rendez-vous. Je n'ai jamais aimé le riz au lait. Et pourtant, le porridge peut parfaitement être réalisé avec du riz complet. Il en est de même pour le quinoa. Associé à la douceur de la betterave et à l'onctuosité de la purée d'amande, j'avoue que le mélange, aussi étonnant soit-il, n'en est pas moins très savoureux. Le sucre naturel de la betterave suffit à mon humble avis à édulcorer le porridge. Pour autant, rien ne vous empêche de sucrer en sus, bien entendu. Le fruité légèrement acide de la grenade fait merveille avec la cardamome. Mais je ne suis pas objective, je les adore toutes deux ! En bref, un porridge nourrissant et complet qui sort des sentiers battus et qui mérite bien sa place sur ces pages. Convaincus ?!

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Galettes mexicaines quinoa~haricots rouges~maïs aux épices chili


Ça y est, les épices se sont définitivement réinstallées à notre table. Et ça n'est pas pour nous déplaire. Nous nous sommes aperçus que, finalement, l'on mangeait bien fade ces derniers temps !

Lorsque je vivais en Californie ( oui, je sais, je rabâche, je vous fatigue mais c'est chez moi ici, et c'est moi qui commande, na ! ), nombre de fois je vous ai parlé de la cuisine mexicaine en tenant des propos peu élogieux. Il est vrai que la cuisine mexicaine traditionnelle, ne nous mentons pas, n'est pas ce qu'il existe de plus sain et de plus digeste pour les estomacs capricieux. Forte de fritures en tout genre, de sauces grasses et épaisses, d'épices parfois très fortes ( mais ça, on aime ici ! ), j'avoue avoir fui cette cuisine qui pourtant s'offrait à nous à chaque coin rue de San Francisco. Certainement à tort. Bien que très riche, elle est évidemment délicieuse ... si tant est qu'on la prépare soi-même. Et qui dit faire soi-même, dit possibilités immenses d'alléger l'assiette en calories mais pas en saveurs ! Rappelez-vous de ma recette de chili con tofu ( et en la relisant brièvement -j'étais moins bavarde à l'époque- je m'aperçois que je me répète un peu mais beaucoup ne connaissaient pas cette recette, hein ? Pas inutile ?! ) d'il y a quelques temps. Elle était sublime. Je m'en souviens encore d'autant que je la faisais régulièrement à l'époque. L'un des seuls plats mexicains que je préparais d'ailleurs ! Et puis, pour les vilaines qui me narguent avec leurs herbes fraiches, oui, à l'époque, il y avait de la belle coriandre sur et dans mes plats.

Grrr !

J'avais envie de piquant ce soir-là.
Et il y avait des avocats bien mûrs dans mon panier. Du quinoa cuit aussi dans mon réfrigérateur.
Bref, la combinaison quinoa, haricots rouges, maïs et épices chili s'est précipitée dans ma petite tête et s'est très vite retrouvée dans nos assiettes ! Monsieur était ravi. Il m'a dit que mes galettes étaient encore meilleures que les précédentes. J'aime entendre ça ;-) D'une rapidité incroyable ( encore faut-il ne pas avoir à faire cuire le quinoa ), j'ai préparé et mis au four mes galettes en à peine moins d'une heure avant de mettre mes pieds sous la table pour le diner ! Préparation, cuisson et vaisselle en si peu de temps, je dis qu'il n'est pas si compliqué de bien mangé. Je tente de rallier les troupes par de vieux slogans publicitaires ringards mais je sais que vous êtes indulgents et ne me tiendrez pas rigueur de cet écart. Hein ?! Et puis ... vous essaierez mes galettes, n'est-ce pas ?
J'ai vu que vous aviez beaucoup aimé ma recette de falafels. Dans un autre registre, je vous assure que ces galettes mexicaines sont juste incroyablement bonnes et fondantes. C'est dit !

Servies avec des lamelles d'avocat, quelques tomates cerises, un peu de salade, pourquoi pas une galette de farine de maïs ( tortilla ou aussi tacos ), un peu de sauce au yaourt et purée de courge ( y'en a dans la recette ! ) et vous m'en direz des nouvelles ... de mes galettes !





▼   La recette 
( pour 6 grosses galettes )

400g de haricots rouges cuits et égouttés ■ 1 belle poignée de maïs égoutté ■ 8 càs de quinoa cuit ( le mien est un mélange de quinoa arc-en-ciel, blanc et rouge ) ■ 2 càs de farine de quinoa ■ 1 càs de levure maltée ■ 1 càs de purée de graines de courge ■ 1 càc d'épices chili ( from California ! ) ■ 1 càc d'origan sec ■ 1 càc de cumin moulu ■ 1/2 càc de paprika ■ 1 càc d'ail semoule ■ 1/4 càc de piment fort moulu ■ 1 càs de graines toastées de courge, sésame noir et blanc, tournesol ■ 1 càs de pâte de tomate 1 càc de sel marin ■ Poivre ( facultatif )


▼   Le déroulement 

1} Faites cuire le quinoa dans 2 fois son volume d'eau non salée.
Si possible, faite le cuire la veille ou le matin pour le repas du soir. Il sera ainsi bien égoutté et parfait pour modeler les galettes. Trop humide, il pourrait engager la texture générale.

2} Décapsulez le bocal de haricots rouges si vous avez oublié de faire tremper les secs la veille !

3} Rincez et égouttez soigneusement les grains de maïs.

4} Au robot de travailler ! Ajoutez un à un le quinoa, les haricots rouges, le maïs ainsi que le reste des ingrédients. Mixez par à coup et brièvement afin de ne pas broyer les grains de quinoa. Vous devez obtenir un appareil épais et dense mais qui ne colle pas aux parois de la cuve du robot.

5} Modelez les galettes du bout de vos mimines ou à l'aide d'un cercle à pâtisserie individuel.
Retouchez ensuite la forme à l'aide d'une maryse ou du dos d'une cuillère si nécessaire.

6} Enfournez à 180°C durant 15 min environ.
Recouvrez d'une feuille de papier alimentaire à mi-cuisson afin de ne pas trop colorer les galettes.

7} Servez bien chaud avec des lamelles d'avocat, une galette de maïs et une belle salade verte.

 

Que vous dire de plus que : j'adore le quinoa !
Je sais. Vous pensez que j'aime tant de choses que finalement il est inutile de lire mes recettes puisque je vous incite régulièrement à les tester pour vous en assurer ! Mais c'est que j'ai de bons goûts, figurez-vous et que Monsieur confirme. On est 2, ça compte ça aussi ? Hein ?!
Trêve de plaisanterie, je vous propose une recette sucrée de quinoa pour cette fin de semaine ou la suivante. Si ! Si !

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Tajine automnal à l'amande


... et, non, je ne mange pas plus que des pois chiches !

La douceur de l'été encore palpable dans les rues petersbourgeoises m'ont fait craquer pour les dernières aubergines de la saison. Il ne m'en fallait pas moins pour réaliser un petit plat en sauce réconfortant car qui dit soleil ne dit pas forcément chaleur. Les températures sont ici encore assez douces durant la journée mais les matins sont de plus en plus frais et les soirées également. Toujours à la recherche de nouvelles saveurs, de nouvelles combinaisons alimentaires, j'ai ici marié un tas de produits qui ne se combinent habituellement pas naturellement. Et pourtant ... Que c'était bon ! 

J'ai déjà, malgré la précocité de la saison, très envie de saveurs automnales. Châtaignes, courges, patates douces. Envie de réconfort. De tendresse. De fondant. Qu'à cela ne tienne, j'ai acheté mes premières châtaignes. Je lorgne sur les potimarrons depuis le début de la semaine mais ne craque pas encore ( hormis l'énorme courge que l'on m'a donné et dont je vais m'empresser de m'occuper ). Ce sera chose faite très prochainement. J'en suis convaincue. Ça me titille trop !
Du fondant avec de l'aubergine. Du réconfort avec des châtaignes. De la tendresse avec une sauce parfumée à l'amande. Voilà ce que je vous propose dans cette recette.

A l'année prochaine, bel été !


La recette 

1 petit oignon jaune ‣ 1 dent d'ail ‣ 1 càs d'huile de coco ‣ 1 belle patate douce ‣ 1 petite aubergine ‣ 20 tomates cerises ‣ 10/15 châtaignes ‣ 350g d'un mélange de pois chiches et haricots ( rouges, etc ) ‣ 1 càc de raz-el-hanout ‣ 1 càc de curry fort ‣ 1 càc de cumin moulu ‣ 1 càc de gingembre moulu ‣ 1/2 càc de paprika ‣ 1/2 càc d'orange en poudre  1/2 càc d'origan sec ‣ 1/2 càc de coriandre moulue ‣ 1/2 càc de curcuma moulu ‣ 1/2 càc  de cardamone moulue ‣ 1/4 càc de piment fort moulu ‣ 1 càc de pâte de gingembre ‣ 2 càc de bouillon de légumes en poudre ( ou 1 cube, le mien est en pot ) ‣ 2 càs de pâte de tomate ‣ 1 belle càs de purée d'amandes grillées ‣ Sel ‣ Poivre ( facultatif )

 La déroulement 

1} La veille, laissez tremper les haricots et pois chiches dans un grand volume d'eau ( une conserve peut parfaitement convenir ).
Le lendemain, rincez et faites cuire les légumineuses 40 min à une heure à feu doux.
Salez en fin de cuisson.

2} Faites fondre l'huile de coco avec la pâte de gingembre dans la sauteuse et faites revenir l'ail et l'oignon préalablement finement tranchés. Laissez colorer quelques minutes et ajoutez l'ensemble des épices. Remuez afin de bien enrober et amalgamer toutes les épices ensemble avec ail et oignon.

3} Incorporez ensuite les châtaignes ( rincées et égouttées si vous les choisissez au naturel et en bocal -les miennes sont sous vide- ), entières ou découpées en morceaux, les cubes de patates douces et les haricots et pois chiches cuits.
Mélangez.

4} Ajoutez les cubes d'aubergine pelée puis les tomates cerises lavées, séchées et coupées en 2.

5} Saupoudrez d'une cuillère de bouillon de légumes et recouvrez pour partie l'ensemble des ingrédients d'eau bouillante.
Poursuivez la cuisson, à feu doux, 20 à 25 minutes environ.
Remuez régulièrement et ajuster si nécessaire en eau.

6} Incorporez la pâte de tomate ( pour ma part, je prélève du jus de cuisson et délaye ma pâte dedans ) ainsi que la purée d'amandes grillées.
Poursuivez de nouveau la cuisson 5 bonnes minutes.
Ajustez les épices. Salez à votre convenance.

7} Servez bien chaud avec un bol de quinoa, de graines de couscous, de boulgour ou simplement de  riz basmati complet.
Pour la petite note sucrée/acidulée, je ne résiste pas aux grains de grenade fraiches en sus !

( et pour les " vilaines ", oui, l'on peut ajouter de la coriandre fraiche par exemple ! )


L'huile de coco parfume subtilement et délicatement mon plat.
L'amande et la châtaigne confèrent douceur et réconfort.
Rien de bien original ici mais une combinaison d'ingrédients que je souhaitais partager avec vous tant parfois l'on s'interroge sur la composition du diner à peine quelques heures avant de s'installer les pieds sous la table. En une heure à peine, l'on peut se concocter une belle assiette complète, mitonnée et simplement parfaite lorsque le soleil est définitivement couché au moment du diner et que l'on aspire naturellement au cocooning d'un bon petit plat à partager en famille.

A très bientôt mes gourmand(E)s et n'oubliez pas de cliquer en haut à droite avant de partir ;-)








Pudding épicé aux carottes~graines de chia~sarrasin


... au délicieux et si reconnaissable goût de carrot cake !


Longtemps que je n'avais pas utilisé mon épice favorite from California, j'ai nommé ma " pumpkin pie spice ". Quand j'ai débarqué aux Etats-Unis, il y a 4 ans, l'odeur de cannelle dans toutes les boutiques et supermarchés me levait le coeur. Tous les desserts, tous ces énormes gâteaux à étages fourrés de crème, les cafés, les chocolats sentaient la cannelle. Je n'aimais pas la cannelle. Elle m'indisposait réellement et je devais sortir des magasins au point qu'elle me donnait la migraine. 

Petit à petit, j'ai laissée la cannelle exhaler ses arômes jusqu'à moi.
Petit à petit, je me suis laissée à imaginer que j'aimais la cannelle.
Un jour, j'ai acheté des bâtons de cannelle. Je les ai laissé infuser et en ai ajouté une très petite quantité à mon gâteau. J'ai aimé.
Un autre jour, j'ai goûté l'incontournable café automnal aux épices ( pas au Starbucks mais dans un coffee shop organic de San Francisco dont je me souviens très bien la rue mais plus du nom ) et ce fût la révélation. Je n'ai pas aimé. Non. J'ai adoré. Depuis ce jour, j'ai attendu chaque année l'arrivée de mon café magique ... qui s'est vite transformé en chai latte ( au lait de soja ) saupoudré de cannelle ! Car aujourd'hui, je n'aime plus le café !

Bref, la cannelle, je l'aime beaucoup maintenant. Avec parcimonie néanmoins.
Elle hume le réconfort des froides journées d'hiver. Elle embaume les lieux. Elle sent la chaleur du nid. Elle enveloppe de ses notes suaves. Elle invite à enfiler son tablier. Elle offre tant de surprises en cuisine. 

Il y a quelques mois cette recette m'avait tapé dans l'œil. Elle paraissait si douce et parfumée sans compter que le visuel m'alléchait terriblement. Je voulais la réaliser. Et, le temps a passé. L'été est arrivé et j'ai oublié les carottes ! Quand tout à coup, la recette est réapparue. Différemment mais cette fois-ci, je devais la réaliser. C'est ainsi que lorsque Hélène nous a convié à sa table l'autre matin, j'ai de suite rassemblé mes pots d'épices et vérifié que je pouvais m'approprier sa recette avec ce qu'il me restait de céréales dans mes placards. J'avoue adorer le duo avoine-kasha, le matin. Vivant en Russie, il est si facile d'acheter un paquet de kasha ( moins de graines de sarrasin, mais je trouve ! ) que je ne m'en prive pas. Je ne suis jamais à cours. Pourtant, ce matin-là, je ne voulais pas utiliser ma kasha mais de vrais grains de sarrasin. J'avais l'idée de confectionner mon porridge aux saveurs automnales avec pour base du sarrasin, du chia et de la cardamome. Et oui, j'ai ici troqué la cannelle ( qui est tout de même présente dans la " pumpkin pie spice " ) pour de la cardamome. Car si je vous ai révélé ma douce passion pour la cannelle, j'ai une véritable addiction pour la cardamome ! Beaucoup de mes anciennes recettes en contiennent. Vérifiez à l'occasion ;-) Me voilà donc hier soir à préparer mon porridge pour le lendemain. L'idée générale était toute tracée : du sarrasin, des graines de chia, des épices. Je voulais faire gonfler mes raisins secs dans du thé " chai " ( appellation strictement occidentale et tautologique puisque les 2 termes signifient la même chose ! ), soit dans un breuvage aux épices mélangées de cardamome, cannelle, coriandre, girofle, muscade, cumin, poivre noir, anis étoilé, fenouil. Ces épices sont celles qui constituent traditionnellement le " chai "en Asie. Pour autant, beaucoup de recettes ne les utilisent pas toutes. Ainsi, curieusement, je m'aperçois que les épices contenues dans mon mélange de feuilles de thé sont quasi identiques à mon mélange " pumpkin pie spice " ( cardamome, cannelle, girofle, muscade, zestes de citron et gingembre ). C'était donc parfait ! J'ai fait infuser mon thé avec 2 gousses de cardamome et quelques zestes de citron durant quelques minutes. Je l'ai laissé refroidir puis y ai ajouté mes raisins. Sur ce, je me suis demandé si je ne pouvais pas remplacer le lait végétal utilisé par Hélène par mon thé qui sentait si bon que je ne souhaitais pas l'abandonner à son triste sort. Pas cool de rester au fond de la théière ! Me voilà donc entrain de transférer mon mélange dans mon petit saladier. Mélanger soigneusement et filmer pour la nuit, je laissa mon porridge-pudding, au frais, diffuser ses saveurs durant la nuit.

Plus qu'impatiente le lendemain matin, je ne fus pas déçue en ôtant le film alimentaire de mon saladier. Quels parfums ! L'orange douce, la cardamome, la cannelle ... hum. Je ne perdis pas une minute à éplucher ma banane, l'écraser et l'incorporer à mon porridge mucilagineux. 

 Soupirs ✩ 

A la première bouchée, j'étais heureuse de me retrouver quelques années en arrière.
Ces épices sont associées à ma vie californienne. Quel plaisir ! Tout instant, toutes effluves, tout objet sont associés à des souvenirs personnels. Ces épices sont pour moi la Californie. 
C'était chouette de revoir les rues de San Francisco dans mon bol ce matin !


La recette
( pour 2 bols )

40g [ 3 càs ] de sarrasin ( en grains ) ◆ 30g [ 3 càs ] de graines de chia ◆ 30g [ 2 càs ] de petits flocons d'avoine ◆ 2 petites carottes ◆ 1 grosse càs de raisins secs ( blonds, noirs et de Corinthe ) ◆ 1 càc de coco râpé ◆ 1 pincée de sel ◆ 1 càc de " pumpkin pie spice " ◆ 1/2 càc de cardamome moulue ◆ 1/4 càc de gingembre moulu ◆ 1 càc d'écorces d'orange moulues ◆ 2 gouttes d'HE d'orange douce ◆ 50cl de thé " chai " ( thé noir le plus souvent mais peut être fait avec des feuilles de thé vert ) ◆ 2 gousses de cardamome & 1 càc de zestes de citron ( à infuser avec le thé ) ◆ 1 càc de jus de citron ◆ 1 belle banane ◆ 30g de tofu soyeux battu ◆ 1 càs de sirop de datte ( + pour servir -facultatif- )

Pour servir : noix du Brésil, fruits secs, myrtilles pour moi

Le déroulement

1} Faites bouillir 50cl d'eau.
Versez sur les feuilles de thé, les gousses de cardamome et les zestes de citron ( ou orange ).
Laissez infuser 4 à 5 min puis refroidir.

2} Versez le thé sur les raisins secs.

3} Pelez et râpez très finement les carottes.

4} Dans un bol, mélangez ensemble les grains de sarrasin, les graines de chia, les flocons d'avoine, le coco râpé puis les épices. Incorporez les carottes. Remuez.

5} Versez le mélange sur les raisins trempés.
Remuez et ajoutez l'HE d'orange douce et le jus de citron.

6} Filmez et réservez au frais jusqu'au lendemain matin.

7} Le matin, pelez et écrasez la banane ainsi que le tofu soyeux.
Incorporez le mélange au précédent.
Mixez brièvement si vous le souhaitez.

8} Servez froid ou légèrement tiédi au bain-marie garni de fruits frais ( ici, myrtilles ) et/ou secs ( ici, mulberries, physalis, goji et raisins secs noirs et blonds ) ainsi que quelques noix du Brésil et un léger filet de sirop de datte.

Hum ... !


Pudding. Porridge. Libre à vous de l'appeler comme vous le souhaitez. Le mucilage me ferait plus facilement l'appeler pudding. Sa texture est en effet semblable. Mais qu'importe, là n'est pas le plus important ! N'hésitez pas à varier les légumes en insérant potimarron, butternut, patate douce ou même panais dans vos petits-déjeuners ( ou vos crèmes dessert ... Hélène est d'ailleurs pourvue d'une grande créativité en la matière, allez voir ce qu'elle fait ).  Une belle occasion de consommer tous les bons nutriments contenus dans les légumes crus sans qu'il n'y paraisse !

Loin de la couleur orangée du visuel qui m'avait tant plu, ce petit-déjeuner m'a convaincu de remettre les épices au goût du jour de mes bols matinaux ! La prochaine fois, j'ajoute une 3è carotte ;-)

Avant de vous quitter, je vous informe que j'ai inscrit Petits repas entre amis au concours annuel des Golden Blog Awards 2013. Toutes les informations sont sur le site pour qui ne connait pas le principe. Pour citer la page d'accueil : " Une étude Nielsen Online, réalisée l’année dernière, met en avant la place prédominante de ces médias sociaux dans notre société : la consultation des blogs et la participation à des blogs est le 4ème usage d’internet, après la recherche et avant les mails ". Pléthore de blogs concourent. Petits repas entre amis était d'ailleurs inscrit à la première édition. Pas à la seconde. Aujourd'hui représentant d'une cuisine végétale colorée et innovante, il semble parfaitement pouvoir s'immiscer au sein du paysage quoiqu'en disent certains " militants " du végétarisme ( propos néanmoins et toutefois amplement partagés ) ;-) Je m'explique. Le principal partenaire et votant de la catégorie " gastronomie " n'est autre que l'un des plus gros représentants français du lobbying de la viande. De fait et bien que le jeu puisse paraitre vicié à peine entrepris, j'ose présenter un blog de cuisine 100% végétale ( et je ne suis pas seule dans ma catégorie, ayant aperçu quelques autres blogs végétaliens également ). Je n'englobe ni les blogs flexitariens ( dont la dénomination me fait sourire mais c'est un autre débat -encore un terme et une catégorie, comme s'il fallait à tout prix entrer dans des cases alors que le but ultime des sociétés devrait être simplement de consommer équitablement, soit écologiquement et éthiquement de façon intelligente- bref ) ni même les autres blogs de cuisines alternatives ( des tas de distinctions existent et pour les plus novices et celles et ceux qui s'en moquent, je ne les exposerais pas ici -pas le débat du jour non plus ! - ) pour lesquels je ne suis pas la porte-parole. Pour des raisons diverses, chacune des catégories possède ses opinions propres et engage ou non son intégrité de blogueur. Aucun jugement de ma part sur ce point. En ce qui me concerne, sachez que mes positions sont celles-ci et sont très claires. En résumé : oui ! J'ose !
 La polémique peut démarrer ... ! 
Bien que partageant les opinions de la majorité des vegans ( pour " ratisser " plus large ) et ayant mes propres convictions, je conçois que ma démarche puisse déranger voire contrarier. J'assume. J'assume en réalité en me disant que si je remporte ce concours, je pourrais imposer ma position, modifier les opinions, changer les habitudes de consommation de la majorité via une visibilité plus intense sur la toile, voire de sauver le Monde ! Rien que ça, oui ! Surtout peut-être changer le partenaire pour le concours de 2014 ?! Sans espoir, la vie ne vaut rien. Sans engagements, sans convictions, je persiste à dire que les choses n'évolueront pas assez vite. La passivité, c'est pour les autres. Pas pour moi. Sans chercher à convaincre, j'explique simplement et naturellement mon choix afin que vous me souteniez. Ou non. J'ai apposé en haut à droite du blog un bouton de vote. Je vous remercie par avance de cliquer dessus UNE FOIS PAR JOUR ( et par adresse IP, n'hésitez donc pas à partager l'information et à cliquer de nouveau du bureau ou de chez Mamie ! ) et ce jusqu'au 25 octobre inclus.

N'êtes-vous pas d'accord ? Un blog de cuisine végétale sur le podium ... ce serait chouette, non ?!


A très bientôt mes gourmand(E)s **


Pâté de soja & pois chiche aux petits pois


... oui, encore des petits pois !
... oui, encore des pois chiches !!

J'ai fait cette terrine il y a déjà quelques semaines et à l'aube de l'automne, je m'aperçois que les petits pois ont peu à peu déserté les étals. J'en ai encore aperçu par chez moi hier mais en très petite quantité. J'ai, ici, utilisé des petits pois frais mais rien n'empêche de consommer des petits congelés voire même de varier les plaisirs et préparer ce pâté avec un autre légume, verts par exemple ( brocolis ou  haricots verts ) ou non ( carottes, butternut, etc ).

Découverts lors de mon dernier passage en France, les flocons de soja toastés se sont avérés une merveilleuse parade au tofu soyeux, notamment, dans cette préparation. L'association avec les flocons de pois chiches était une évidence. Rappelez-vous ma terrine de pois chiches au cumin. Si simple à réaliser avec un minimum d'ingrédients pour un maximum de surprises pour les papilles ! J'aime les choses simples et savoureuses et il faut dire qu'ici encore, l'on se régale !
Les flocons de soja toastés possèdent une légère saveur biscuitée idéale lorsque marriés aux flocons de pois chiches dont la force caractéristique peut ne pas être appréciée de la majorité. Les petits pois doux et délicatement sucrés ( ceux du jardin doivent être encore meilleurs ) trouveront parfaitement leur place dans cette terrine surprenante parfumée au miso. J'utilise ce dernier depuis quelques années déjà, l'ayant découvert en Californie, mais avoue le préférer aujourd'hui aux diverses autres sauces tamari, shoyu ou soja. Il est merveilleux pour rehausser une sauce ( rien que quelques cuillères de crème de soja, épeautre ou autre combinées avec une cuillère de pâte de miso, quelques tours de poivre et un soupçon de levure maltée et l'on obtient une jolie sauce pour un merveilleux plats de spaghettis à déguster en amoureux ! ), parfait pour assaisonner les terrines, les farces, etc. Bref, il est lui aussi devenu un pilier de ma cuisine et trouve toujours sa place dans l'un des compartiments de mon réfrigérateur !

Heures après heure, l'été cède gentiment sa place à l'automne et je ne vous cache pas que je troque petit à petit mes salades, sandwiches froids et autre gaspachos pour de merveilleux petits plats mijotés en sauce, veloutés et autres mousselines de légumes.
Les soirées sont si courtes que dorénavant rien ne compte plus que le doux " pelotonnage " d'après diner une tasse fumante à la main. La croisée des saisons. L'envol de l'été. L'arrivée de l'automne. Pour seul point commun, le ravissement des sens.

Je ne m'égarerais pas davantage car le temps file définitivement trop vite et je m'en voudrais que vous ne trouviez plus de petits pois pour réaliser cette terrine !


▼  La recette

1 verre de flocons de soja toasté ◆ 1 verre de flocons de pois chiche ◆ 2 verres de lait végétal ( soja & riz, ici ) ◆ 1 verre de farine ( soja, millet et chanvre, ici ) ◆ 1 verre de petits pois frais ◆ 1 càs d'huile de chanvre ◆ 1 càs de levure maltée ( en paillettes ) ◆ 1 càs de graines toastées maison ( sésame, sésame complet, noir et courge, ici )  3 gouttes d'HE de gingembre ◆ 2 gouttes d'HE de coriandre ◆ 2 gouttes d'HE de menthe ◆ 2 càc de miso brun ◆ Sel ( modérément, le miso sale déjà ) & Poivre 5 baies au goût 


▼  Le déroulement ▼

◆ Préparez les petits pois.

◆ Dans un saladier, mélangez ensemble les flocons, les farines, les graines toastées, la levure maltée puis le sel et le poivre.

◆ Dans un autre petit bol, versez le lait, l'huile et délayez le miso.
Faites tiédir légèrement le mélange liquide puis ajoutez les huiles essentielles avant de versez le tout sur le mélange sec.

◆ Incorporez les petits pois.
Amalgamez.

◆ Versez la préparation dans un grand moule à cake ( préalablement huilé ou non selon que l'on utilise du silicone ou pas ).

◆ Laissez cuire 25 min à 180°C.
Démoulez puis servez chaud ou froid ( meilleur froid à mon goût sans compter que la texture reste très ferme et le cake ne s'émiette pas ainsi -sans temps de repos, le cake se découpe plus laborieusement !- ) avec une purée de tomates ou de noix ( de chanvre aussi ... hum ! ) de votre choix et une belle tartine !

Accompagné d'une salade verte ou de crudités ( courgettes, tomates cerises, concombre par exemple ), ce pâté constitue un repas complet et ... délicieux ;-)


J'espère avoir fait assez vite et vous avoir convaincus.
Si tel n'est pas le cas, conservez précieusement la recette pour le printemps prochain !

A très bientôt mes gourmand(E)s **



Galettes de pois chiches aux haricots


Les falafels, nous les adorons à la maison. J'en fais souvent. Je varie les recettes ... mais peu !
Disons que selon les envies, j'ajoute ou remplace les épices, forme des boulettes ou des galettes et les prépare 100% pois chiches ou non. Ici, j'ai choisi d'alléger la recette en pois chiches. Et c'était plutôt réussi ;-) J'adore les pois chiches. Moi qui les détestais et les triais dans les plats de couscous il y a encore quelques temps ! Aujourd'hui, je les consomme sous forme de flocons, de farine mais aussi simplement et naturellement dans leur état brut de pois ! Au même titre que les lentilles, les pois chiches sont devenus un produit incontournable de mes placards. Que l'univers végétarien offre une diversité alimentaire incroyable ! Non sans rire. Quand je pense que les gens se disent que les vg sont des gens inintéressants au teint blafard qui ne mangent que de l'herbe avec du tofu. S'ils goutaient nos assiettes, ils seraient bien affamés tout à coup et envieux d'y goûter ! Et vous savez quoi ? Ben ... le tofu, c'est bon ! C'est juste que vous ne savez pas le préparer. Et toc ! ;-)

J'ai préparé beaucoup de salades et de taboulé durant l'été. Normal, vous me direz, c'était la saison !
Quoi de mieux que des falafels pour accompagner mon saladier de taboulé, donc ?! Quelques galettes aux graines de carvi et hop, le sandwich était dans l'assiette. Je trouve les pains pitas trop épais et roboratifs avec les falafels ... pas prête de m'asseoir à la table d'un copain syrien ou libanais ( d'un autre côté, pas vraiment le moment de voyager par là-bas non plus ), tiens. Un peu de taboulé ( tout simple : boulgour-tomate-concombre-menthe-citron-raisins ), quelques feuilles de salade, une galette de falafel, on roule le tout et on croque ! Un diner très rapide à concocter, savoureux et complet. Parfait maintenant que le rythme métro-boulot-dodo est ré-instauré !

Vous adoptez vous aussi ?


La recette
( pour 4 belles galettes et une dizaine de boulettes )

-200g de pois chiches secs
- 250g de haricots blancs secs
- 1 dent d'ail
- 1 petit oignon jaune
- 1 càc de coriandre moulue
- 2 càc de cumin moulu
- 1/2 càc de piment fort moulu ( et/ou poivre, au goût )
- 1 càc de sel marin
- 5 gouttes d'HE de persil ( ou coriandre )
- 1 càs de tahin
- 1 càs de flocons de pois chiche
- 1 càc de farine de pois chiche
- 1 càs de jus de citron 
- Eau si nécessaire

Le déroulement

1} La veille, laissez tremper les haricots et pois chiches dans un grand volume d'eau.

2} Faites les cuire durant 40 min minimum.
Laissez refroidir.

3} Dans la cuve du robot, ajoutez-les et incorporerez l'ensemble des autres ingrédients.
Mixez grossièrement.

4} Formez les falafels comme vous le souhaitez, galettes ou boulettes.

5} Enfournez 15 à 20 min à 180°C.

Servez bien chaud avec un peu de purée de sésame, quelques feuilles de salade et du taboulé.


Les galettes aux graines de carvi ne sont pas faites maison. Damned it ! Je pourrais les faire mais vous avoue que je cède de plus en plus souvent à la rapidité. D'autant que celles-ci sont vegans et délicieuses. Pas de raison de se priver. Ne me demandez donc pas la recette, les gourmand(E)s !

Une dernière précision. Pensez à laissez tremper, si ce n'est une nuit entière, quelques heures au moins, les légumineuses. Cela permettra d'une, d'abaisser leur temps de cuisson et de deux, de permettre une meilleure digestion ( non négligeable lorsque l'on combine des haricots et des pois chiches -ndlr- ). 

A très bientôt **





Muffins câlin choco~noisette~myrtilles & caroube


❥ ... mes petits muffins " écureuils " du dimanche matin ❥


Je m'émerveille toujours de constater la magie qui s'empare de ma cuisine lorsqu'il s'agit pour moi de confectionner des muffins. Jamais je n'utilise les mêmes farines ( souvent 2 ou 3 différentes et jamais les mêmes combinaisons ) ni même tout à fait les mêmes garnitures, les mêmes quantités, les mêmes épices et pourtant le tableau final est toujours réussi et délicieux. Autant la pâtisserie végétale reste une énigme autant les appareils à muffins, ça me connait ! J'aimerais pourtant bien faire de jolis et beaux gâteaux et tartes végétales, moi aussi. Peut-être faudrait-il simplement que je me lance, après tout !

Ici, je n'avais pas d'idées particulières avant d'enfiler mon tablier.
Ma mission était simplement de préparer mes muffins hebdomadaires pour notre weekend gourmand ! 
Je n'aime pas la routine. Je n'aime pas refaire. Je n'aime pas planifier mon quotidien, programmer ma vie de façon générale mais j'avoue tenir à certains petits rituels familiaux-gourmands ;-) Et mon amoureux aussi ! Je n'avais pas pris le temps la semaine passée de préparer ma fournée. Samedi matin, Monsieur cherchait désespérément la boite magique ... " ils sont où les muffins, dis ? " ( Euh ... ). Il n'était pas question de revoir le désarroi dans ses yeux cette semaine ! A la veille de notre anniversaire de mariage, je crois pouvoir dire que, oui, j'ai sauvé mon couple cette semaine là ! ;-)

Minipouce fait sa grande rentrée demain matin. Vous vous rappelez, il entre au CP ! La classe des grands. Enfin, elle n'en porte que le nom car si l'effectif a incroyablement grossi depuis l'année dernière, l'école française de St-Pétersbourg est une petite structure néanmoins. Et c'est tant mieux !
Pour cette occasion ( ce n'est pas la seule à vrai dire ) et, parce que oui, il faut des forces pour affronter une rentrée scolaire, j'ai choisi de vous réveiller en douceur ce matin et vous offrir quelques petites bouchées moelleuses afin de vous faire oublier, l'espace d'un article ( je n'ai pas la prétention d'imaginer pouvoir changer votre vie non plus ), la rentrée, souvent synonyme de morosité pour bon nombre. J'espère bien gagner mon pari. Vous confirmez ?
Ici, les 8 premiers jours du mois de septembre sont très beaux et je suis d'autant plus contente qu'aujourd'hui l'on célèbre la fête de mon Minipouce ( vous laisse deviner son prénom ). Une bien chouette façon de terminer les longues vacances d'été pour lui qui adore le chocolat ( et surtout les pépites ! )... ainsi que son Papa & sa Maman !

La recette est simple comme une pâte à muffins.
Je vous laisse la consulter plus bas !


► La recette ◀
( pour 9 gros muffins )

 ■ 50g de farine de maïs violet ( celle-là ) ■ 50g de farine de souchet ■ 100g de farine de riz complet ■ 1 càc de poudre à lever sans phosphate ■ 1 càc de bicarbonate de sodium ■ 1 càc de sel marin ■ 2 càs bombée de poudre de noisette ■ 2 càs bombée de poudre d'amande complète ■ 2 càs de sucre complet ■ 2 càs de noix de coco râpée ■ 1 càs de caroube en poudre ■ 1 càc d'huile de noisette ■ 1 càc d'huile d'amande ■ 1/2 bouchon de Grand Marnier ( facultatif ) ■ 1 pot de crème dessert de soja à la vanille   20cl de lait d'amande ■ 2 càs de graines de lin moulues ( ou chia ) + 4 càs d'eau ■ 45g de pépites de chocolat noir ■ 100g de myrtilles fraiches ( 8/10 par muffin )

► Le déroulement ◀

1} Moudre les graines de lin puis les délayer dans l'eau.
Couvrir et laissez gonfler quelques minutes.

2} Dans un saladier, mélangez tous les ingrédients secs ( hormis les pépites ).

3} Dans un autre saladier, mélangez les ingrédients humides ( hormis les myrtilles )

4} Incorporez graduellement le mélange liquide au mélange sec ainsi que les graines de lin trempées.
Remuez.

5} Ajoutez les pépites de chocolat et mélangez de nouveau.

6} Garnissez les moules à muffins d'une belle càs de l'appareil puis déposez 3 à 4 grosses myrtilles.
Recouvrez d'une nouvelle cuillère de pâte, voire 2 ( selon la taille des caissettes ) et terminez par quelques myrtilles.
( ce procédé permet un parfait démoulage, évitant ainsi que les fruits ne tombent au fond des moules )

7} Enfournez à 180°C durant 20 à 25 min.

8} Laissez refroidir quelques instants puis démoulez rapidement.
Laissez refroidir complètement sur une grille.

Ne pas hésiter à conserver les muffins, au frais, dans une boite hermétique.
Les muffins au chocolat, sont, pour moi, encore meilleurs après un passage au réfrigérateur !


Rien à ajouter, juste à croquer !

... si ce n'est que je soumets ces muffins au MM#38  organisé ce mois de septembre par Sandrine, assistée de Lydie et Irisa. Vos participations sont les bienvenues à ce rdv mensuel et ce jusqu'au 22 septembre. Le thème est celui du " sous bois ". 
A vous les cueillettes du dimanche que ce soit a remplir vos paniers de champignons diverses ou petites baies !



A très bientôt mes gourmand(E)s **