Seitan homemade **


** dans un bon plat de pâtes alla bolognese !


Qu'il était bon de revoir ( les pelouses sont rousses ici ) la nature verdoyante des champs de tulipes ( que je n'ai vu que dans le marché aux fleurs ) !
Qu'il était bon d'observer les bourgeons éclore des branches frêles des arbres bordant les canaux ( dont je n'ai pas véritablement apprécié les pavés recouvrant le sol lorsque j'étais à vélo ! ) !
Qu'il était agréable de sentir l'humeur enjouée des amstellodamois ( les russes " tirent véritablement la tronche ", y'a pas à dire ! ) !
Qu'il était bon de se retrouver en famille en capitale hollandaise le temps d'un long weekend !
Qu'il était bon de sentir la chaleur ( il a quasiment fait 20° une journée ... de la folie pour nous ! ) et le vent virevoltant dans nos cheveux, à vélo, traversant les canaux de la ville !

Qu'il était bon de faire une pause !

Amsterdam est une ville charmante. Je dirai peut-être un peu trop touristique à mon goût, certainement trop sale ( les gens n'hésitent pas à jeter leurs détritus dans les canaux -en Russie aussi mais au moins Amsterdam n'est pas si polluée par les émissions de gaz d'échappement des voitures-, à polluer les rues avec les déjections canines de leurs animaux, à déposer leurs parts de pizza par terre devant la vitrine des magasins ) et surtout assez bruyante lorsque l'on est en plein centre ( lieu à éviter si l'on recherche le calme et la nature ). Pour ma part, j'ai également trouvé qu'il y avait trop de voitures ! Je m'attendais à un centre ville dénué de véhicules à quatre roues ! L'on m'avait dit que l'on ne se déplaçait qu'en vélo à Amsterdam. Je ne pensais donc voir que des vélos ! Et bien non ! Et parfois, il est quelque peu périlleux voire dangereux de se déplacer à deux roues. Bien que confiante et assurée, je me suis fait peur une ou 2 fois ( lorsqu'il faut choisir entre un camion entrain de décharger sa livraison et le canal ... il faut réfléchir vite ... et bien ! ). 

J'allais oublier ! L'on y mange mal. Très mal à vrai dire ! Hormis les pancakes et les frites ( je caricature assez peu, je vous promets -y'a-t'il des hollandais qui me lisent ? vous confirmez ? ), les restaurants de cuisine traditionnelle ( j'entends par là des établissements offrant une assiette classique garnie de protéines ( animales -bien qu'évidemment la viande ne soit pas en reste- ou végétale -par contre, il existe bien plus de restaurants végétariens et même un végétalien qu'il n'en existe à SPb pour une population 5 fois moins importante ) et de légumes et un dessert ou à peu près, vous m'aviez comprise, hein ?! )  n'existent pas ou très peu. Heureusement, les restaurants de " cuisine du monde " et asiatiques principalement pullulent ( facile de manger vg dans ce cas d'autant qu'il est toujours proposé une alternative à base de tofu notamment ). Minipouce était ravi en ce qui le concerne de faire des " snacks frites " et des goûters de pancakes, vous pensez bien ! 
Avec tout ça, j'ai bien 2 kgs à perdre. Manger mal fait grossir, c'est bien connu. A croire que je n'ai pas assez appuyé sur les pédales, tiens ! Conclusion, je suis ravie de retrouver ma cuisine " végétale " !

Néanmoins, malgré ces trois ou quatre points " négatifs " ( avec des yeux russes, Amsterdam est pourtant un vrai joyau ), elle est une ville accueillante, verte, joyeuse, " architecturalement " magnifique ( les bâtiments sont propres et entretenus -la russe qui est en toi doit sortir de ce corps Laurence -à St-Pétersbourg, les palais sont parfois en ruine, très dégradés, les russes ne protègent pas leur patrimoine [ sauf leurs églises -ndlr ] et l'on est à mille lieux des photos lisses et lumineuses du palais de l'Ermitage vert vif et doré des brochures touristiques ), accessible à tous, petits et grands. Elle regorge de parcs ( le Vondel Park est réellement mon favori ), de terrasses de cafés ( de coffee shops aussi ! ), de jolis petits quartiers aux boutiques attrayantes. Elle est une ville active, nocturne ( hormis le quartier rouge de De Wallen, la vie nocturne est palpable ce qui fait d'Amsterdam une ville relativement bruyante comme je le disais quelques lignes plus haut ) et simplement agréable où il y ferait bon vivre à mon humble avis ( j'ai repéré quelques quartiers -près des parcs ! - au cas où la vie nous y conduirait un jour prochain ! ).

Et vous, vous connaissez Amsterdam ?

Je vous parle de mon seitan maintenant car je ne suis pas peu fière de l'intégrer à ma cuisine.

Depuis le temps que j'avais repéré la recette, les recettes en réalité ( bien qu'hormis les épices et les variantes utilisant pour moitié ou quasi une légumineuse, le seitan se prépare toujours de la même façon,  c'est comme faire un gâteau au yaourt, une fois que l'on a le yaourt, c'est parti ... ou presque ! ici, une fois que l'on a le gluten, on peut foncer tête baissée ! ), il me tardait de réaliser ma première recette.

J'avais goûté le seitan pour la première fois l'été dernier en France. Tout prêt. J'avais aimé. A l'époque, je mangeais encore un peu de poisson et de viande blanche, je n'étais donc pas à la recherche de mes protéines comme je le suis aujourd'hui. J'alterne certes entre les légumineuses ( le choix est déjà très vaste rien que si l'on se confine à cette catégorie de protéines végétales ), le soja, que je classe en sus des légumineuses mais qui en fait intégralement partie également ( le lait, le tofu, ferme et soyeux, la crème de soja ), les céréales complètes ( pâtes, riz, couscous à l'épeautre par ex, les farines, etc ), les graines et oléagineux sans compter les fruits qui offrent parfois une belle proportion de protéines ainsi que les légumes mais j'avoue bien volontiers que lorsque l'on habitue son organisme à la variété, rien de tel que la nouveauté dans son assiette pour ravir ses papilles et régaler son petit bidon !

Il est évident que les allergiques au gluten fuiront cette recette et le seitan en général.
Pour les autres, dont je fais partie, le seitan apparait comme une excellente source de protéines puisqu'il est quasi exclusivement réalisé avec de la farine de gluten, cette farine obtenue " en retirant au blé une partie de son amidon pour obtenir justement une teneur en gluten très élevée. " C'est ainsi grâce au gluten que la mie de pain est " élastique ". Ce n'est donc pas innocent si " seitan " signifie " protéine " en japonais.
Le seitan est, je trouve, le produit, peut-être le plus proche de son ami carné le steak. En effet, il peut être cuisiné simplement poêlé, mijoté ( blanquette, bourguignon, cari ) mais aussi, comme ici, finement mixé pour en faire une bolognaise ... sans viande ! Je ne sais pas si la viande manque aux végéta*iens ( les raisons pour lesquelles chacun en arrivent à ne plus consommer de chair animale sont souvent très différentes selon les cas et je m'aperçois que certains subissent parfois une privation au sens strict -loin de moi cette sensation pourtant- ) mais en tous les cas, pour les non végés, je vous assure que la recette que je vous présente est une belle parade qui bluffe l'assemblée toute entière !

J'ai pour ma part utilisé ma machine à pain pour amalgamer ma pâte. J'avais lu qu'il était parfois nécessaire d'être robuste et endurant pour fabriquer son seitan, j'ai donc pris les devants et minimisé mes efforts ! Résultat parfait au bout de 30 minutes de pétrissage. L'on obtient une pâte très élastique ( trop peut-être ... je ferai un mélange avec des lentilles corail je crois la prochaine fois ou couperais simplement ma farine de gluten avec une autre farine ), à peine malléable mais un résultat après cuisson tout à fait convaincant. L'on tranche très aisément le " rôti " ainsi réalisé. J'ai véritablement eu l'impression de goûter un seitan du commerce ... en mieux ! Aromatisé à ma guise, il n'en avait que plus de saveurs encore.
Ainsi, si comme moi, il vous est impossible de trouver du seitan tel quel ( pas très russe le seitan ! pas encore en tous les cas ), trouvez des amis trop gentils qui vous ramèneront un ( ou 2, ou 3 ! ) paquet de farine de gluten et essayez, vous serez ravis du résultat et a fortiori, vous serez trop fier(s) de l'avoir fait tout(e) seul(e) ! Moi, en tous les cas, je suis trop contente !

Place à ma petite recette. J'ai donc utilisé quelques herbes " provençales ", basilic et origan notamment, quelques petites gouttes d'huile essentielle de coriandre ( rien à faire, je ne trouve pas de coriandre fraiche ici ), un peu d'ail, d'épices grillées et une lichette de tomate concentrée pour faire illusion et sentir bon les effluves de pizza dans la maison ! Dès le pétrissage terminé, je pus dire que l'effet escompté était bel et bien présent. Ça sentait bon ... ! Trop bon.


 La recette 

# pour 1X2 seitan de 400g environ 

- 400ml de bouillon bio ( 1/2 cube de légumes et 1/2 de miso pour moi )
- 320g de farine de gluten bio
- 6 càs de levure maltée en paillettes bio
- 2 càs de sauce tamari
- 1 càc de gingembre en poudre
- 1 càc d'ail en poudre
- 1 càs d'origan sec
- 1 càs de basilic sec
- 1 càc d'épices grillées ( sésame, fenugrec, coriandre, cumin )
- 5 gouttes d'HE de coriandre
- 2 càc rases de concentré de tomate bio

# pour les pâtes 

- 100g de pâtes complètes/ pers
- 1 beau poivron jaune
- de la sauce tomate cuisinée aux herbes de Provence
- 100g de seitan/ pers
- roquette pour servir
- herbes aromatiques ( basilic, origan, frais c'est mieux ! )
- sel / poivre au goût


 Le déroulement 

1- Dans la cuve de la machine à pain, versez tous les ingrédients liquides puis ajoutez les ingrédients secs.

2- Pétrissez durant 30 min environ.

3- Sortez le pâton puis pétrissez à la main quelques minutes afin de le décharger de l'air encore contenu.

4- Si comme moi, vous réalisez deux seitan, partagez le pâton puis modelez-le à votre guise.

5- Entourez-le(s) d'une mousseline ( ou de gazes assez larges ) et serrez fermement ( sans l'écrasez bien évidement ) afin de ne pas laissez d'air s'échapper ( ce qui conduirait à la formation de bulles -de trous- à l'intérieur du seitan ) puis fermez les extrémités avec 2 ficelles alimentaires, en prenant soin de laisser environ 0,5 cm de chaque côté ( le seitan va gonfler à la cuisson ).

6- Plongez-le(s) 1h30 dans un grand volume d'eau bouillante ( non salée ) ou faites-le(s) cuire à la vapeur si vous le pouvez.

7- Sortez-le(s) puis ôtez la mousseline.
Il est prêt à être déguster, soit tranché à la poêle soit comme ici, mixé pour en faire une bolognaise végétale.
J'ai pour ma part congelé l'autre moitié. Au moment de le consommer, prévoyez 1/2 journée au réfrigérateur.



Je ne sais pas si je vous ai convaincu mais croyez bien que vous re-verrez très certainement des recettes à base de seitan ici ! J'imagine bien une petite blanquette végétale ces prochains jours ...


Avant de vous quitter, une nouvelle plate-forme de recettes végéta*iennes vient de pointer le bout de son très joli nez sur laquelle vous pouvez vous aussi déposer vos recettes végétariennes et/ou végétaliennes et/ou piocher dans les nôtres ( ben oui, j'ai également contribué à lancer ce magnifique projet unique en son genre jusqu'à ce jour ) pour régaler vos papilles et celles des vôtres !
Merci à Lili, JujuBe & Stella pour leur travail exemplaire et très professionnel. 

Longue vie à VégéMiam !!


A très bientôt les gourmand(E)s !




Tartinade de pois chiche & amande, citron vert & combava { ...


... qui se prendrait moitié pour un humus des îles ! }


Et si le printemps était définitivement installé ?
Et si l'on décidait de laisser enfin les fenêtres ouvertes ?
Et si l'on appréciait simplement la douce tiédeur du temps nous envelopper de tendresse ?

Qu'il est bon de froncer les sourcils parce que la lumière nous aveugle,
Qu'il est doux de laisser choir sa veste sur le dessus de la chaise de la terrasse ensoleillée,
Qu'il est agréable de songer aux quelques semaines qui nous séparent de l'été.

J'aime le printemps. J'aime l'été. J'aime l'automne. J'aime l'hiver.
J'aime le vert. J'aime le jaune. J'aime le marron. J'aime le gris.
J'aime attendre en contemplant la nature qui se réveille après les durs mois d'hiver.
J'aime les longues journées qui précèdent les soirées interminables au bord de l'océan.
J'aime me balader et sentir la forêt, me perdre dans les chemins brumeux les pieds salis de terre humide.
J'aime le silence des courtes journées où la neige floconne au-dessus de nos têtes.

J'aime le temps qui passe sans savoir ce qu'il fera de moi. J'aime savoir ce que le temps me réserve.
J'aime les paradoxes. J'aime que l'on aime. J'aime que l'on sache. J'aime que l'on ait envie.
J'aime planifier. J'aime les surprises. J'aime l'inconnu.

J'aime le humus. J'aime le humus qui ne me laisse pas un affreux goût d'huile dans la bouche. J'aime le humus qui n'empeste pas l'ail. J'aime pouvoir le tartiner et qu'il s'émiette quand je veux l'écraser sur ma tartine. J'aime le humus quand il n'en a que le nom !

J'aime vous présenter mes recettes sans savoir quel nom je dois leur attribuer. Et vous, vous le faites comment votre humus ?

 

ॐ} La recette {ॐ

200 g de pois chiche secs bio - 1 belle càs d'okara d'amande - 2 càc bombées de purée de sésame bio - le jus d'un citron vert bio - 1 petite càs de vinaigre de cidre - 1 petite gousse d'ail - 1 échalote - 1 filet d'huile d'olive extra vierge bio - 1 càc de cumin - 1/2 càc de gingembre moulu - 1/2 càc de coriandre moulu - 1/2 càc de curcuma moulu - 1/2 càc de cannelle moulue - 1/2 càc de piment de Cayenne moulu - Sel et poivre 5 baies au goût - Quelques zestes de combava pour servir -Graines de sésame ( facultatives )


ॐ} Le déroulement {ॐ

1- Laissez tremper les pois chiche dans un grand volume d'eau minérale la veille afin de réduire le temps de cuisson du lendemain.

2- Rincez les légumineuses et plongez-les dans un grand volume d'eau bouillante durant 30 min environ ( suivez les indications sur l'emballage ).

3- Egouttez-les et passez-les sous l'eau froide.

4- Dans la cuve de votre robot, versez les pois chiche refroidis, l'okara d'amande, l'ensemble des épices, le citron vert et le vinaigre, la purée de sésame et l'huile d'olive.

5- Mixez ( en plusieurs fois ) jusqu'à obtention de la texture souhaitée.
N'hésitez pas à ajouter de l'huile selon vos préférences ( le but ultime pour moi était justement de ne pas manger un houmous trop gras, comme j'en ai trop eu l'habitude par le passé ... ce qui m'a fait détesté cette préparation ... jusqu'à aujourd'hui. M. aurait souhaité un peu plus d'huile d'olive ... pour vous dire et je peux l'admettre aisément ) voire une 3è càc de purée de sésame ( pour M. mon Bidon, cela aurait été too much ! ).

6- Salez et poivrez à votre convenance.

7- Réservez au frais jusqu'à dégustation et râpez quelques zestes de combava au moment de servir
( la touch' qui change tout ... pour moi ! )

** ** ** 

Je vous fais une petite confidence : je n'aimais pas les pois chiche. Avant. Enfin je croyais !
J'ai beaucoup aimé cette version, légère et originale, facilement tartinable ( ça ne se dit pas ? Ah ... ) et juste ce qu'il faut d'épicée. Le duo amande-pois chiche fonctionne très bien.
Idem pour le cumin. Loin d'être mon épice favorite jusqu'alors ( je minimisais ses quantités dans chacun de mes plats indiens ... remontez le fil des recettes, vous pouvez vérifier ! )  et depuis quelques temps je l'apprécie beaucoup, peut-être aussi parce que l'on m'a rapporté du " vrai cumin du Maroc "! Et qu'il est divin. Je le saupoudre dorénavant sur beaucoup de mes plats et notamment mes tartinades. J'ai appris qu'il aidait à la digestion, ce qui convient très bien lorsque l'on consomme du humus au diner. Toujours plus agréable de filer au dodo le ventre léger, n'est-ce pas ?!


Je vous laisse, je file découvrir Amsterdam !

A très bientôt mes gourmand(E)s **

Steak de légumes aux haricots & quinoa { ...


... ou comment noyer les ingrédients entre 2 tranches de pain ! )


A en croire le monde, les populations ne ressentent plus le Bonheur.
Le monde apparait triste, fataliste, révolté.
L'adulte est comme l'enfant, éternellement insatisfait.
L'on pardonne au petit enfant son impatience à devenir adulte.
L'on est toujours curieux de ce que l'on ignore.
L'on tolère moins l'adulte inapte à être naturellement heureux.

Je n'aime pas les gens tristes.
Je n'aime pas que l'on se complaise dans la tristesse, l'ennui, la solitude, la monotonie, la médiocrité.
Je n'aime pas les gens fatalistes.
Je n'aime pas que l'on s'avoue vaincu avant de s'être battu.
Je n'aime pas les gens révoltés.
Je n'aime pas les batailles perdues d'avance, les batailles sans but, les batailles qui n'en porte que le nom.

Je n'aime pas que l'on se plaigne de ce que l'on a, ou pas, simplement parce que l'on ne sait pas exploiter sa propre richesse, ses propres capacités.
Je n'aime pas que l'on attende des autres, de l'autre, ce que l'on est seul à détenir, à pouvoir maitriser.
Je n'aime pas la dépendance.
J'aime mon indépendance.

Le Bonheur est un joyau, aussi précieux que la naissance .

Le Bonheur est une aptitude interne psychique. Tout a chacun la possède.
Accepter le Bonheur, être heureux, c'est simplement se sentir vivant.
Le Bonheur puise son origine dans cette fabuleuse sensation d'exister.
S'accepter et se respecter. S'aimer. Etre celui que l'on veut être.
La clé d'une vie sereine réside dans le fait d'être apte à ressentir, penser, choisir, désirer, décider, s'exprimer, conscient des enjeux et des responsabilités, ses responsabilités.

Etre capable d'être Heureux ne signifie pas ne pas être triste. Jamais. La tristesse se fait sentir parce que l'on est vivant et apte au Bonheur. Il suffit juste d'inverser soi-même la tendance et accepter. S'accepter.
Accepter l'échec et le comprendre plonge l'être humain apte au Bonheur à l'être, malgré les circonstances. Le Bonheur n'est rien d'autre qu'une tristesse dissimulée, cachée, en devenir qui ne cherche rien d'autre qu'à s'exprimer, se dévoiler, à exploser.
Les nuages du ciel et de l'âme s'estompent toujours et n'entravent le chemin du Bonheur que si on les autorise à y résider.

L'Espoir mène l'être humain par le bout du nez et il ne peut être que gratifié d'être ce vers quoi le mal-heureux se tourne. La tristesse est parfois très bonne conseillère mais l'espoir est tel que la réponse positive se révèle toujours être le Bonheur.

Ça semble simple, vous ne trouvez pas ? C'est ma recette. Je la cuisine au quotidien. Parfois je me trompe dans les dosages. Parfois, je n'ai pas envie d'enfiler le tablier. Parfois je fais quelques fautes de goûts. Je m'y recolle le lendemain. Et ça va bien.

Ne vous y trompez pas, parfois je suis triste, déçue, malade mais je n'aime pas que la situation perdure trop longtemps alors je me fiche des coups de pieds aux fesses ( ou Minipouce le fait ! ) parce que finalement ... ben ... je suis heureuse, quoi !
J'ai envie de l'être pour une durée indéterminée à ce jour et je me rappelle cette maxime le plus régulièrement possible. Parfois, je l'oublie et je ne m'aime pas. Mais j'ai le remède !
Et vous ? Ça se passe comment votre printemps ? Si vous ne l'êtes pas -heureux-, j'espère au moins que vous aurez souri à me lire et que vous saurez que je vous préfère en pleine santé et avec une large banane !

Ma recette du jour ( on ne se nourrit pas uniquement de Bonheur, j'ai essayé et ça ne marche pas sur le long terme mais le duo Bonheur et Cuisine -100% végétale, hein ?!- ben, ça colle et surtout ça ne va pas l'un sans l'autre figurez-vous ) n'a d'autre but que de vous rendre heureux, vous vous en doutiez, n'est-ce pas ? La transition était aisée, je le conçois ! Si les plus jeunes sont réticents lorsqu'il s'agit de légumes, je vous offre sur un plateau la solution pour passer un diner des plus sereins. 
Un max de légumes. On mixe. On fait des petits ronds. Les galettes sont prêtes. On peut même faire des sourires et des grimaces avec la sauce. A table !


** La recette **
( pour 12 galettes environ )

- 350g de carottes cuites ( 3/4 carottes )
- 100g de chou blanc
- 1 petite branche de céleri 
- 50g de riz complet
- 1 conserve de haricots blancs à la sauce tomate pimentée ( 400g )
- 1 càc de graines de fenouil
- 1 càc de graines de carvi
- 1 càc bombée de cumin moulu
- Sel / poivre au goût
- 1 belle càs de levure maltée
- 1 petite càc d'arrow root
- 3 càs rases de farine de pois chiche
- 3 càs de flocons de quinoa
- 1 càc rase de purée de graines de courge bio
- 1 càs de pâte de tomate bio
- Huile de sésame toasté
- Mélange de graines ( pavot, tournesol, lin, sésame blond ) pour servir


** Le déroulement **

1- Faites cuire les carottes, le chou blanc et la branche de céleri ( sans les feuilles ) dans un grand volume d'eau salée.
Réservez.

2- Faites cuire le riz complet ( j'avais un mélange préalablement toasté avec de agraines de carvi et de fenouil fait la veille ) et réservez.

3- Faites chauffer les haricots blancs puis ajoutez la purée de graines de courge et l'arrow root.
Mélangez énergiquement 30s environ.

4- Une fois les légumes, le riz complet et les haricots cuits, mixez le tout ensemble.

5- Dans un saladier, transférez le mélange puis ajoutez graduellement la farine de pois chiche puis les flocons de quinoa. Mélangez en incorporant les épices et la levure maltée puis salez et poivrez à votre convenance.

6- Ajoutez la pâte de tomate et remuez.

7- Réservez au frais 1h environ.

8- Faites chauffer un filet d'huile de sésame toasté ( ou olive ) et déposez une belle càs de pâte dans un petit cercle à pâtisserie/empote-pièce. Otez-le et saupoudrez de quelques graines " de boulanger ".

9- Etalez délicatement la galette avec une fourchette et laissez cuire environ 3/4 min puis retournez sur l'autre face.

10- Renouvelez l'opération autant de fois que nécessaire.

11- Servez bien chaud entre 2 tranches de pain aux céréales et quelques feuilles de salade verte, d'épinard, de roquette ou ce qui vous plaira.
N'hésitez pas à tartiner le pain de moutarde, d'une petite sauce curry-cumin par ex ou d'une sauce tomate maison par exemple.


Steaks de légumes, croquettes, nuggets, galettes végétales, le principe est le même. Une garniture de légumes + céréales + légumineuses ( peu importe les protéines, ce peut être du tofu, du seitan, du tempeh, des noix, vous avez l'embarras du choix ), des petites graines en sus ( si vous aussi vous ne pouvez vous empêchez d'en semer partout ! ) ou simplement de la panure/chapelure, quelques minutes au four ou à la poêle et c'est prêt ! A faire avec les enfants par exemple, histoire de les initier à bien manger et leur donner envie de cuisiner avec vous ( Minipouce me dit souvent " j'aime bien cuisiner avec toi Maman ", et moi, ça m'plait d'entendre ça ! ).

J'ai pour ma part utilisé des carottes parce que je les adore, en toutes saisons, mais aussi et surtout parce qu'elles confèrent aux galettes une bien jolie couleur dorée. Plus esthétiques et appétissantes dans les assiettes de nos petits et grands amours. L'idée est bel et bien de donner envie, hein ? J'y ai ajouté un peu de chou ( il est de saison et en Russie, trop fastoche de s'en procurer ) et du céleri mais rien ne vous empêche de varier les plaisirs. Of course !
Et vous avez remarqué, j'ai quasi définitivement troqué mon curry fétiche contre le cumin ! A n'y rien comprendre. Moi qui détestais cette épice il y a encore quelques mois, je la distille partout maintenant. Bref. J'ai comme envie d'un curry tiens maintenant ... Je vais y penser sérieusement !

Avant de vous quitter, je voudrais juste remercier toutes les personnes qui m'ont invité à papoter via leur tags. J'ai dû être taguée 4 fois au moins depuis la semaine dernière. Non pas que je ne " snobe " l'idée d'y répondre, je pense que je me dévoile suffisamment à travers mes billets et par conséquent je ne ferai pas de post " à part ". L'idée d'une biographie expresse en 7 points ne me séduisant que peu finalement ... d'autant que je ne suis jamais très inspirée pour parler de moi ! Ne m'en voulez pas surtout, hein ? Si vous avez des questions à me poser, n'hésitez pas à les laisser dans les commentaires, j'y répondrais avec plaisir. Promis.


A très bientôt.











Fudgy bRAWnie bars { ou la décadence à son paroxysme ! }


  Le chocolat plonge des êtres par ailleurs normaux dans d'étranges états extatiques 

 


En ce moment, j'aime, peu à peu, me dévêtir et sentir les doux rayons du soleil sur ma peau,
En ce moment, je rêve de voir mes premiers bourgeons dans les parcs de la ville,
En ce moment, j'ai envie de douceur, de couleurs pastels, de repas légers, de fraises et de framboises,
En ce moment, j'aime me demander s'il fera chaud l'été prochain à St-Pétersbourg, 

En ce moment, je m'émerveille de la faculté de mon petit bonhomme à écrire en français et en russe, 
En ce moment, je me demande si, d'ici trois années, Minipouce sera bilingue,
En ce moment, je suis heureuse d'entendre mon Mari nous dire qu'il est heureux,
En ce moment, je me dis que je suis la Maman-Epouse la plus comblée du Monde,

En ce moment, je regarde les programmes des festivals d'été de ma ville,
En ce moment, je m'impatiente de vivre mes premières nuits blanches,
En ce moment, je vois la neige sur la Moïka fondre à toute allure,
En ce moment, j'aimerais partir en weekend dans une datcha dans le Golfe de Finlande,

En ce moment, je feuillète mon guide sur Amsterdam,
En ce moment, j'ai envie de faire des ballades à vélo et entendre rire Minipouce derrière moi,
En ce moment, j'écoute moins de musique et apprécie le silence de ma maison vide,
En ce moment, j'aime le calme et me sens fatiguée,

En ce moment, je suis contente de cuisiner,
En ce moment, je repousse chaque jour l'idée de préparer un cheesecake végétal pour mon Amoureux,
En ce moment, j'ai très envie d'un tas de recettes et ma liste s'allonge jour après jour,
En ce moment, je voudrais mettre de la coriandre dans tous mes plats mais je n'en trouve pas,

En ce moment, je m'ennuie à faire mes photographies culinaires,
En ce moment, je voudrais de la nouvelle vaisselle,
En ce moment, j'aimerais aussi renouveler mon stylisme culinaire,
En ce moment, je me dis que je ferai des folies à mon prochain passage en terre natale,

En ce moment, je me dis que la Vie peut-être si Belle, si tant est qu'on le veuille,
En ce moment, j'ai toujours envie de chocolat même si j'ai mal au ventre après, 
En ce moment, ma vie coule sur une rivière d'éclats de cacao fondu et voudrais qu'elle se tarisse vite, 
En ce moment, je voudrais simplement vous livrez ma recette de " brawnie " décadent et addictif.



 La recette  
( pour un petit moule rectangulaire )

- 60g de " pralin de luxe " maison :
* 15g de noix
* 15g d'amandes
* 30g de noisettes 
* 1 càs d'éclats de fèves de cacao cru
* 10g de beurre (figé ) de cacao cru
* 40g de sucre complet muscovado ( ou sucre de coco )
* 1 belle pincée de Fleur de sel
* 1 càc de vanille en poudre
- 4/5 grosses dattes Medjool
- 1 càc d'huile de coco -extra vierge pressée à froid bio- ( figée )
- 1  càc de purée de noisette 
- 1  càc de purée d'amande ( parfumée à la tonka )
- 3/4 càs rases de cacao cru en poudre
- 80 à 120g de noix, amandes et noisettes ( cajou, cacahuètes, etc, selon vos placards et envies ) préalablement concassées.
( 1  càs de lait de soja au chocolat pour moi -mon mixeur étant trop peu performant pour les dattes )

 Le déroulement  

1- Faites tremper les dattes quelques minutes.
Rincez-les, dénoyautez-les et coupez-les en petits morceaux.
Réservez.

2- Préparez le " pralin au cacao " en mixant tous les ingrédients qui le composent.
( selon le mixeur, cassez les noix, amandes et noisettes au préalable )

3- Incorporez les dattes trempées, les purées d'oléagineux, et le cacao cru au pralin.
Mixez jusqu'à obtention d'une pâte assez épaisse.

4- Sans mixer, ajoutez les noix diverses grossièrement concassées.
Mélangez.

4- " Beurrez " légèrement le moule d'huile de coco ( elle se ramollie instantanément à la chaleur et donc de vos mains ) et étalez l'appareil.
Lissez si nécessaire.

5- Recouvrez d'un film de papier alimentaire et réservez au frais 2h minimum.
Après 1/2 journée au réfrigérateur, les barres se découpent assez facilement.

ENJOY !



Qui dit cuisine saine ne veut pas nécessairement dire cuisine légère et surtout sans saveur(s), vous le savez bien.
Sans saveur(s), ça c'est compris, mon assiette est bien loin de ce que le commun des mortels qualifierait de " fade ".
Légère. J'émets quelques réserves aujourd'hui ! Ne consommez ce " brawnie " qu'avec modération ! Oui, modération ! Il est un peu riche, vous le constatez par vos propres petites mirettes.
Mais ne vous privez pas. Surtout pas. Ne passez pas à côté de cet instant magique.

Les petits et les grands se régaleront. Inutile de préciser qu'il est tout à fait possible de réaliser le bRAWnie sans aucune noix si vous ou vos chères têtes blondes y sont allergiques ou que vous ne les aimez pas. Ma purée de noisette est relativement puissante et sa saveur peut déranger, je vous conseille de la remplacer par une cuillère de purée de cacahuètes, " crunchy " ou non, les enfants apprécient souvent d'avantage !


A très bientôt.

Apéro bistrot ! { terrine 100% végétale ...


... châtaignes, champignons & noix au miso ! }


Je ne sais pas vous mais la charcuterie et moi, nous n'avons jamais vraiment été copines.
Autant j'ai su ( comme tout à chacun -ne vous cachez pas derrière votre semblant de bonne conscience, vous êtes démasqué(e)s et par la même occasion, je vous prierai de cesser de mentir, c'est pas beau, y'a des enfants qui lisent ce blog -Si ! Minipouce survole ... un peu ... oui, les photos, certes, je vous l'accorde, il ne sait pas lire ... mais ça va venir vite ... Soyez donc des parents exemplaires, respectueux et respectables surtout, honnêtes et tout le tutti, sinon fichez l'camp ! Je plaisante ! Restez surtout ! ) " profiter " ( pas certaine que ce soit le terme approprié mais en cas de " crise ", aux grands maux les grands moyens ) de la société de consommation par le passé, abuser parfois même, cependant le saucisson, les pâtés, les jambons et les boudins n'ont jamais trouvé en moi un écho très positif. 

J'émets un bémol à ce constat : la raclette. J'ai longtemps abusé pour le coup ( ah ... les soirées d'hiver autour d'une raclette, on s'en souvient comme si c'était hier -c'était hier ?!- ) de ce plat si réconfortant ( et délicieux, ne nous mentons pas -sauf pour qui n'aime pas le fromage fondu, bien entendu- ) en l'accompagnant d'un morceau de charcuterie en particulier : la viande des grisons ( et peut-être aussi le jambon de Parme ). J'adorais la puissante saveur de cette charcuterie qui se mariait si parfaitement pour moi à la douceur des légumes ( pommes de terre mais souvent carottes -j'ai encore plus aimé la raclette lorsque j'ai décidé de la présenter avec des légumes d'hiver- ) et le fromage filant à n'en plus finir !

" Trop gras et trop salé ". Oui. On le dit. On le sait. C'est un constat indubitable. 
Néanmoins, le corps répond à certains signaux et se montre souvent moins coopératif et compréhensif. Il est parfois même très obtu le Monsieur. 
Le cerveau à d'autres. 
Le 3è Moi ( j'en ai 2 autres, pas vous ?! ) oblige aussi de temps à autre à baisser sa garde et à plier. Il en va de notre santé morale. Ah ! Ces fichues émotions ! Elles nous rendent dingues parfois et nous en font voir de belles. 
Mais une erreur est si vite oubliée, pas vrai ?! Certes, il y a celles ( ceux s'en fichent le plus souvent ) dont le discours de Sainte-Nitouche-qui-s'la-joue-j'mange-que-des-produits-verts-et-sains-et-qui-ne-font-pas-grossir trouvant toujours trop grand son jean taille 34 et s'offusquant de nous voir commander une grosse assiette débordante de fromage coulant et de jambons en tous genres, tourne en boucle ! 
Je caricature ( quoiqu'il en existe -je lis, tout comme vous, de ces choses parfois, hein ?- ) mais, bien que nous privilégions toutes et tous une alimentation des plus saines et équilibrées ( vous confirmez ? ), sans trop de gras ( mais des bons ) ni trop de sucre(s) ( non raffiné(s) ou des substituts végétaux divers ), il est humain, normal et tout à fait raisonnable de céder à quelques écarts ( la barre est plus ou moins haute selon les cas ) de temps en temps. 
Il est bon d'écouter son corps, de répondre à ses envies, de se faire plaisir, naturellement. Loin de moi le cliché tant répandu du " il n'y a pas de mal à se faire du bien ", cependant, je reste persuadée ( et je m'applique cette maxime ) que la frustration ne trouve aucune réponse positive à longs termes sur notre organisme. A trop privilégier une catégorie d'ingrédients, on en délaisse une autre, l'on est plus ou moins carencé(e), plus ou moins heureux/se, plus ou moins fier(e) de son poids et de son apparence physique, l'on en devient aigri(e), frustré(e), malheureux(se ) et notre corps nous le fait savoir. 

Inutile de se créer des maladies, psychologiques ou non, ( l'on est bien à même, de part l'environnement qui nous entoure et dans lequel nous évoluons, d'être malade, d'une vraie pathologie, inhérente à notre mode de vie alimentaire ), de suivre une " mode " de régime alimentaire ( je pense à différents régimes - je viens d'apercevoir le dernier en date sur Nutri Naturel notamment-, aux noms plus ou moins évocateurs et connus de chacun(e), toujours plus improbables et effrayants et qui n'alertent pas le consommateur potentiel, des régimes stricts, dissociés, basés sur la consommation unique d'un aliment ou d'une catégorie d'aliments ), a fortiori, à quelques heures du printemps, simplement pour être " potable " ( pardonnez mon langage cru ) en bikini l'été prochain. 
L'on ne devient pas " potable " en quelques semaines. On l'est avant, pendant et après l'été. Non pas sur la base des diktats imposés par la société de consommation mais parce que l'on est soi-même bien dans ses baskets. Avec un kilo de moins que la " recommandation " ( rapport taille/poids ) l'exigerait, avec 2 kilos de plus que ce que l'on souhaiterait, avec 10 kilos à perdre depuis 20 ans mais avec lesquels on est à l'aise et simplement heureux. 
L'on apprend pas à " manger bien " pour quelques semaines et pour se camoufler dans sa doudoune à l'hiver suivant parce que l'on aura " oublié " ( on aura souvent trouvé fatiguant, compliqué, inintéressant du point de vue gustatif par manque d'informations, de diversité, etc de manger " mieux ", simplement bien, selon les exigences de son corps ) les bienfaits ( ils sont indéniables, ne vous sentez-vous pas en pleine forme, fier(e) et serein(e) lorsque vous préparez une assiette riche de bonnes et belles choses, équilibrée et gourmande ) apportés par ses quelques jours ( a contrario, certain(e)s ne peuvent pas " tenir " davantage avec un véritable régime restrictif et c'est bien la conséquence redoutée de l'effet yo-yo qui se produit, dévastateur et peu valorisant puisqu'il renvoie à un véritable constat d'échec ), ses quelques semaines d'une alimentation pourtant plus saine et équilibrée que celle que l'on imposait auparavant à son corps.

Manger sainement ne veut pas dire être longiligne. L'on sait que le poids est aléatoire et qu'il dépend de bien des paramètres autre que celui de l'alimentation parfois ( cependant, certaines études -c'est pas moi qui le dit > cliquez ici- sur le végéta*isme semblent indiquer une perte de poids certaine et une constance dans le temps, ce que je ne manque pas de vous placer, vous l'aurez remarqué ! ).

Le " régime " ( non restrictif -je précise que l'absence de viande, de poisson, d'oeufs, de produits laitiers, de miel, etc dans une alimentation végétalienne n'est pas la marque d'une privation dans le but de maigrir notamment et encore moins dans le but de se priver de jouir des bonheurs de la table -je ne me suis jamais tant régalée que ces derniers mois et je ne le précise pas ici pour vous appâter et produire un discours cohérent qui vous ferait penser " qu'il fait bon vivre au pays des Bisounours "- ) végéta*ien est, j'en suis convaincue, la réponse à de multiples crises, fléaux, maladies de notre siècle. Tout est lié. Tout n'est qu'engrenage. Tout est très logique. Beaucoup en sont conscients. Tout le monde croit connaitre la/les solution(s) mais ne l'applique pas, ne les applique pas, ne s'en donne simplement pas les moyens. Si seulement le Monde ne tournait pas autour des dollars ...

Réalisé avec mes dernières châtaignes ( je ne me lasse pas de les intégrer à mes petits plats -j'ai réussi à quitter les courges, il y en a encore sur mes étals - ), libre à vous de réaliser cette terrine avec ou non, mon pâté végétal offre des tas d'alternatives. Si vous n'aimez pas les champignons, choisissez le ou les légumes qu'il vous plaira. Un légume davantage de saison peut-être, cependant sachez que le duo châtaigne-champignon est véritablement très proche, en bouche, de la saveur carnée. Vous pourriez peut-être même faire croire à n'importe quel mangeur de viande que cette terrine en contient ! Ainsi, le plan est tracé mais rien ne vous empêche de dessiner des routes secondaires et de vous faire plaisir.


⊱ La recette 
( pour une terrine, soit 4/6 pers )

- 100g de tofu ferme ( fumé de préférence ou nature + sauce soja ou tamari par ex )
- 200g de tofu soyeux
- 200g de châtaignes rincées, égouttées puis cuites ( en conserve ou sous vide )
- 10 gros champignons de Paris épluchés, rincés et cuits
- 1 càs d'huile de noisette
- 1 tige d'oignon vert
- 1/2 petit oignon jaune
- 1 dent d'ail
- 1 belle càs de sauce tamari
- 1 càc de miso jaune
- Sel ( facultatif -normalement la terrine est salée de part le miso et la sauce tamari ) & poivre au goût
- 1 càc bombée d'agar-agar
- 40g de noix décortiquées
- Graines de sésame noir et de courge ( facultatives )



 Le déroulement 

1- Rincez et égouttez les châtaignes puis " tapez-les " avec les champignons pelés et émincés finement dans le bouillon de champignon porté à ébullition durant quelques minutes.
Egouttez et réservez.

2- Dans une poêle légèrement huilée, faites revenir les oignons vert et l'oignon jaune, l'ail puis incorporez les champignons et les châtaignes.
Versez la sauce tamari.
Poursuivez la cuisson quelques minutes.

3- Dans un saladier ( ou au mixeur ), écrasez le tofu ferme ( fumé de préférence ou nature avec de la sauce tamari ) à la fourchette puis ajoutez le tofu soyeux.
Fouettez énergiquement.

4- Ajoutez la cuillère d'agar-agar puis incorporez immédiatement le mélange des tofu(s) à la poêlée de châtaignes. Mélangez sans cesse pendant 2 min environ en ajoutant le miso.
L'appareil épaissit légèrement.

5- Transférez le pâté dans le bol du mixeur.
Poivrez à votre convenance ( goûter avant l'ajout de sel, normalement pas nécessaire ).
Procédez à autant de pulsations que nécessaire selon vos goûts ( plus ou moins lisse, plus ou moins de morceaux, plus ou moins gros ).

6- Incorporez les noix décortiquées ( idem, cassez des moraux de la aille que vous souhaitez ).

7-Huilez ( j'ai déposé un film alimentaire dans le fond de ma terrine ) et versez le mélange dans la terrine.
Déposez quelques demies noix sur le dessus de la terrine et parsemez de graines de sésame noir et/ou de courge ( facultatif ).

8- Réservez au frais une heure minimum avant dégustation.



J'avais initialement repéré la recette de pâté végétal chez Linda Louis dans son ouvrage Châtaignes aux éditions La Plage ( ouvrage dont je vous ai déjà parlé dans de précédents billets ) sans me l'être accaparée. L'appréhension du terme, tout simplement, je pense. Comme précisé plus haut, le pâté, avouons-le, c'est pas très glamour ! J'étais attirée par la présence des châtaignes, qui sont dans la recette initiale, le seul fruit ( associé à un légume, par erreur, pour beaucoup ) présent et dont dépend par conséquent la composition et la tenue de la terrine. C'était sans compter la publication d'un nouvel article sur la toile ...
Marie a en effet fini de me convaincre. Sa recette, ensuite reprise par Marion notamment ( il existe très certainement bien diverses autres adaptations tellement celle de Marie est alléchante ), est un véritable petit trésor. Monsieur n'a cessé de tarir d'éloges lors de sa dégustation !

J'ai toujours trouvé les pâtés traditionnels terriblement indigestes, je vous l'ai confié. Cette version est non seulement légère ( saine, bien entendu ) mais simplement à se taper les fesses par terre ! Sa texture est parfaite, entre fermeté ( elle se tient très bien à la découpe ) et souplesse ( les petits morceaux restent onctueux, la châtaigne fond sous la dent ). Ses saveurs divines. Et ce qui n'enlève en rien à cette merveille, c'est qu'elle est ultra rapide à réaliser ! En moins de 20 min, le pâté est dans sa terrine. Patientez une bonne heure avant de le déguster tout de même ( j'ai préparé le mien la veille ) mais sachez qu'en cas d'imprévu, ça peut marcher et surtout agréablement séduire et convaincre vos invités.


A très bientôt.